METAL’S DEN

Revue par Rick

Forgotten Tales – All The Sinners

En 2001, j’avais eu un coup de cœur pour le premier album de ces nouveaux venus de la scène power métal québécoise. Leur style s’apparentait beaucoup aux monuments du genre que sont les Stratovarius, Rhapsody, Helloween et cie et on sentait déjà que le band ne voulait tout simplement pas se satisfaire d’être un simple clone de ces Dieux ou encore le petit dernier venu dans cette mer plutôt stagnante. FORGOTTEN TALES voulait établir sa marque en marge du courant afin de ne pas sombrer avec les autres contes trop rapidement oublié. Vient alors « All the Sinners », leur deuxième opus qui va sans dire leur ouvrir bien des portes. Certains médias avaient souligné une légère lacune au niveau de la production du premier album, chose dont ils ont investit temps et argent pour corriger et le résultat est tout à fait remarquable d’autant plus que l’enregistrement et le mixage ont été fait à Québec même sous la supervision de Pierre Talbot tandis que le mastering s’est fait au studio Molotov avec Mériol Lehmanen.

Maintenant pour le contenu, Martin Desharnais (guitare) signe la totalité des dix titres de l’album qui assiègent l’auditeur dès l’intro « The Hideaway ». C’est alors le début d’un tout nouveau concept entourant une femme ayant le pouvoir de guérir le mal des hommes mais dont la Reine a ordonné de chasser de son royaume toutes personnes avec un quelconque pouvoir, les considérants ainsi comme des pêcheurs. Vous devrez vous procurer l’album pour connaître l’issu de ce concept qui, soit dit en passant, ne concerne que les six premiers titres. Chaque pièce de cet album d’exception renferme des mélodies encore plus solides que le premier album et des performances musicales à vous jeter par terre.. Prenez « Three Wishes » par exemple, lors du solo, on sent un brin d’influence du Moyen Orient et une musique à la croisée de Helloween et Rhapsody ou encore « March For Freedom » qui dégage beaucoup l’aura de Gamma Ray et qui clôt énergiquement le concept « Pagan Chronicles ».

Bien que ces comparaisons soient très flatteuses, le band réussi à se distinguer avec un apport plus personnel. Seul « Fairytales » sonne trop pompé de Stratovarius et leur pièce « Black Diamond » principalement au niveau du jeu de clavier en intro. Sonia Pineault est une véritable déesse au chant et offre une fois de plus une performance solide et sans failles et très nuancée là où les chansons le requiert. En ce qui a trait à la section rythmique (Pat Vir – basse et Cédric Prévost – batterie), rien ne semble trop difficile pour ce duo qui donne parfois dans le technique sans tomber dans la complexité tout comme l’utilisation des claviers joués par Frédérick Desroches qui apporte des ambiances classiques et médiévales. Quant au maître derrière la musique, Martin Desharnais brille de mille feu derrière sa guitare et n’a rien à envier aux autres virtuoses de cet instrument. Son expertise de l’univers musical ainsi que son sens créatif et son aisance à trouver des mélodies intemporelles sont autant d’atouts qui assureront une carrière que l’on souhaitera prospère à FORGOTTEN TALES. « All the Sinners » est donc un must absolu pour tous les fans de métal. I’m part of the tale … are you?

Note : 6/6